La vie d’un village expo – typologie des exposants

Dans le petit monde du sport, on retrouve plus ou moins les mêmes marques, donc les mêmes personnes sur les village expo des épreuves. Ou les mêmes types de personnes :

 

l’hôtesse ou celle qui n’a pas compris qu’elle travaille dans le sport 

super bien sapée, talons souvent, maquillage nickel (en début de journée), elle bosse dans un magasin ou dans un bureau le reste de l’année. Elle ne s’y connait pas beaucoup dans le sport en question, mais c’est pas grave car elle présente bien, donc elle est utile pour « capter » les clients.

Sauf que je n’imagine pas l’état de leurs pieds à fin de la journée dans leurs escarpins. Et que leur maquillage n’est plus aussi frais après une journée sous la tente, parfois dans la poussière… Et quand on leur pose une question technique….. il faut la reposer à un collègue à elle ensuite.

 

le beau gosse

il y a toujours un beau gosse sur un village expo… ce qui est plutôt cool quand on se fait ch… sur le stand en attendant le client ! Souvent il représente une marque pour laquelle on aimerait bien travailler (non, pas que pour le beau gosse en question !), souvent ce n’est pas celui qui s’y croit, souvent il gère dans son taf. Et même si on s’en fiche de lui, le beau gosse du salon fait bien passer le temps (visuellement parlant).

 

le râleur

celui-ci n’est jamais content. Soit le client est trop rare, on s’ennuie, soit il y a trop de monde, il ne peut pas gérer. Ou alors le stand est trop cher. Et puis il est mal placé ! Les horaires d’ouverture franchement c’est n’importe quoi. Et dimanche, lorsqu’il pourra enfin se reposer, et bien c’est le jour de course, et tous ces enf…. de sportifs vont se lever à l’aurore et faire un bordel monstre dans l’hôtel…

Le râleur cherche en général à rallier les gens à son état d’agacement, alors il partage !

 

le bavard

lui, au contraire, est SUPER content d’être là ! L’épreuve est géniale, il fait beau, le sport c’est génial ! Alors il discute ! Avec ses clients, ses voisins, les clients de ses voisins, les bénévoles…. bref, à la fin de salon il s’est fait plein de potes ! Question chiffre d’affaire, c’est peut être moins bon, mais c’est pas grave il est content.

 

le sportif qui veut qu’on sache qu’il est sportif

aussi griffé qu’un athlète sponsorisé, l’exposant sportif est quasiment habillé comme s’il allait courir dans l’heure. Il a aussi et surtout des chaussettes / collants de contention, car rester sur un stand toute la journée, il n’y a rien de plus mauvais pour les jambes. L’exposant sportif est aussi très (trop ?) apte à raconter sa vie, sa life, ses expériences de sportif. Aux autres exposants, aux clients, bref à tous ceux qui sont intéressés (ou qui le semblent). Ah oui, l’exposant sportif est souvent blasé aussi.

 

le mec qui s’en fout

employé par une boîte d’événementiel ou salarié d’une entreprise partenaire mais non sportive, il est là par défaut. Le sport, c’est surtout devant la télévision le concernant, donc il ne ressent pas un réel intérêt à être là. Ce qu’il veut surtout c’est passer un weekend pépère, pouvoir faire des pauses cigarettes, pouvoir discuter avec ses connaissances et profiter de l’endroit. Arriver le plus tard possible sans que ça impacte son stand, mais surtout le pas traîner le soir. L’esprit de l’épreuve, il n’arrive pas à le capter. Il prend les sportifs pour des timbrés.Franchement, quel plaisir peut-on trouver à se lever aux aurores, s’entrainer tous les jours ou presque, payer des dizaine d’euros d’inscription pour… ne rien gagner (ou à la limite, un sandwich à l’arrivée) ? Incompréhensible.

The highest and the toughest cyclosportive in the world

Mais encore, « la plus haute et la plus dure cyclosportive au monde ». En y repensant je me dis : punaise, des fois j’ai de drôles d’idées ! Pourquoi avoir lancé un projet de ce genre ? Je ne serai pas payée proportiellement à mes litres de sueur évacués, ni à mon taux d’acide lactique, alors à quoi bon ?

 

Ok je m’explique maintenant : la Haute Route, auto proclamée « la plus haute et la plus dure cyclosportive au monde » donc (merci le service marketing qui vend du rêve – ou pas, c’est selon), m’a contacté, et comme je les trouvais sympathiques et qu’ils ne demandaient pas des choses aberrantes, j’ai dit ok pour un partenariat. On ne s’est pas serré la pince vu qu’on est pas voisins, mais c’est tout comme.

 

Du coup, me voici me voilà devant ma direction à défendre le projet, et après discussions, hésitations, questions… viva Mexico le projet est validé !!

La Haute Route c’est 3 possibilités de réaliser une cyclosportive d’une semaine en haute montagne. 6 étapes à chaque fois, grosso modo 20 000m de dénivelé positif sur la semaine (on est pas à quelques cols prêts après tout). Dolomites, Alpes, Pyrénées (certains feront les 3 à suivre, il paraît…)

Ma réflexion a donc été la suivante : nous sommes partenaires d’une épreuve de renommée (inter ?)nationale, c’est du cyclisme, je pratique le cyclisme, allons-voir par nous même (moi, mes poumons et mon acide lactique) !

 

Ainsi me voici replongée 2 ans en arrière lorsque j’avais décrété que j’allais tenir la boutique sur le village de l’Etape du Tour, rouler l’Etape du Tour, au passage assurer mon rôle de community manager en prenant/postant sur la page Facebook des photos et commentaires genre : PUT.. j’en CH.., et j’en suis qu’au 1er col, BORD… de MER… (ou approchant), et enchaîner par le stand sur l’Acte 2.

 

Sauf que cette année il n’y aura pas 1 mais 2 jours consécutifs sur le vélo…soit au total 7000m de D+… soit l’équivalent d’environ 7 bonnes sorties en terre bretonne… Pour le coup je pense que j’aurai bien le temps de m’imprégner de l’épreuve !!

Ok, je n’ai pas poussé la folie jusqu’au bout, à m’aligner sur toute la Haute Route, mais que voulez-vous, on a besoin de moi au bureau…

 

Me voici donc, motivée comme jamais, prête à aller voir « comment c’est » ! Je vais p’tet bien réserver une place sur une table de massage dès à présent…

 

PS : images de La Clusaz, Roc des Alpes (ben oui, faut bien faire quelques cols en préparation)

 

Retour sur déplacement : le shooting photo

Une fois passé le dur moment de la préparation du départ en déplacement, il est venu le temps des rires et des champs de s’envoler vers un lieu souvent plutôt sympa. Pour nous cette fois c’était Gran Canaries, aux… Canaries.

Partir en shooting photo c’est un peu comme partir en vacances : on quitte Nantes sous la pluie, on débarque à Las Palmas et la première chose que je remarque ce sont les palmiers… mais guère plus car il fait nuit. Néanmoins le taux d’humidité à diminué. (Mais pourquoi je n’ai pas pris le vélo ??)

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Dès le lendemain ça commence fort avec le lever de soleil face à la fenêtre baie vitrée + terrasse de la chambre d’hôtel. Et c’est parti pour une semaine de folie à :

  • parcourir l’île en voiture, et croiser toutes les 30 secondes un cycliste…Grrrrr….
  • se dire « tiens c’est sympa ici, on s’arrête prendre quelques clichés » (avec un traileur dessus, c’est plus facile à justifier)
  • ohpala, il est 13h, restau !
  • Aller, on continue, il fait un temps magnifique
  • ohpala, il est 18h, temps de rentrer, on a de la route jusqu’à l’hôtel
  • Aller, un petit tour dans la piscine de l’hôtel ! Oui mais laquelle, il y en a 4… Bon ok ça c’était une problématique de mon chef, pour ma part c’était plus : top chrono, on télécharge les photos, on planifie de l’actu Facebook, on vérifie les mails du bureau…..ah mince, déjà l’heure de manger, j’ai pas finiiiiiiiiiii !!!
  • A table ! Oui mais ça prend du temps, quand il s’agit d’un buffet à volonté …..
  • 23h, ce pourquoi je suis ici : mon éminent rôle de « community manager », est accompli pour la journée, au lit !

Et voilà, au final ce qu’on retient de cette semaine c’est qu’on aurait dû emporter la crème solaire…

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Ce séjour m’a aussi permis de vivre une semaine entourée de 2 publics trèèèès différents, l’ultra traileur et l’ultra golfeur, l’hôtel étant en réalité une sorte de Jurassik Park pour les fans du 18 trous.

Caractéristiques du golfeur :

  • aime la bouffe, et ça se voit à l’extérieur. 1 buffet, trois assiettes par personne
  • aime la mode, et en particulier le rose (homme/femme même combat), et le motif losange, voire même le motif losange rose
  • aime le plastique, surtout injecté dans le visage
  • aime les arroseurs automatiques (il faut bien entretenir la belle pelouse, sous ces températures ça ne se fait pas tout seul)
  • aime partir à l’aventure ! Enfin à l’aéroport, le point le plus éloigné de l’hôtel. La voie express y menant est tellement merveilleuse… Sinon on peut aussi rester en sécurité dans le Jurrasik Park avec le gentil vigile à l’entrée.

 

Caractéristiques du traileur :

  • aime la bouffe, mais…. ça ne se voit PAS à l’extérieur. Forcément, puisqu’il connait les informations nutritionnelles de quasiment tous les aliments qu’il ingère. Donc forcément, quand au dessert toi tu prend un gâteau, lui il prend un fruit.
  • aime la mode, enfin surtout la marque qui le sponsorise, et tant pis si c’est rose. Et la couture, il aime aussi, ainsi il adapte, ajuste, allège en permanence.
  • aime pas le plastique. Lui il aime les plantes, la faune, la topographie, la vue. Aller dans des endroits inexplorés. D’ailleurs tu vois le parcours de la course il passe par là, et par ici et monte sur la pointe là…et … et (pas grave si on décroche à un moment, il va nous le redire au moins tous les jours)
  • aime parler de ses aventures. Très intéressantes. Mais très nombreuses. Qui monopolise un peu la conversation. Enfin beaucoup en fait.
  • aime courir, grimper, sauter… libérer le chamois qui sommeille « euh chef, c’est comment niveau assurance si on ne ramène pas tous les athlètes en un seul morçeau ? »
  • aime les autres ultra traileurs, partager les cultures et les langues du monde entier. Voilà comment se mélanger les neurones et parler anglais entre français.

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Bref, une semaine géniale ou le seul point noir aura donc été de ne pas pouvoir tenter l’ascension des quelques cols sur 2 roues !

 

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La malédiction du départ en déplacement

 J’apprécie mes collègues, vraiment. J’apprécie également les déplacements, vraiment beaucoup.
Une période que je n’apprécie mais alors, vraiment, vraiment pas du tout, ce sont ces jours juste avant le départ.

Ces jours où, prévoyante que je suis, j’ai déjà tout calé sur ce fameux déplacement, mais qu’il me reste les (heureusement) dossiers plus mineurs qu’il serait bien de traiter avant de partir.

Ces jours où les dossiers qui on traiiiiiiiiné jusqu’à présent se débloquent et qu’il faut clotûrer dans la minute…

Ces jours où les personnes dont on a pas eu de nouvelles depuis des lustres refont surface…

Et enfin, sutout, ces jours où, bizarrement, chaque collègue a son petit quelquechose à me demander. Oh, presque rien, et puis comme ils disent, ils sont « désolés, ma pauvre, tu as sans doute plus urgent à traiter juste avant de partir » ……………………………………………………………………………………………………………………………..
Euh, comment répondre poliment ??? OUI BIEN SUR J’AI 1000 FOIS PLUS URGENT, ALORS POURQUOI TU VIENS ME DEMANDER CA AUJOURD’HUI ???
« Nan, t’inquiète, ça va… »

Ces jours aussi où l’on te dit : « Mais si, rappelle toi, c’était en août l’année dernière, cette demande de partenariat »… bah oui bien sûr ! Rappel, nous sommes fin février…
Et puis surtout, pourquoi grouper ses demandes ? On a 5 infos à prendre, on demande 5 fois, c’est tellement convivial l’échange entre collègues… Je te fouterai de la disponibilité moi

Et le summum du frisotage de moustache, du grand écart entre je l’insulte dans ma tête / je lui souris : « alors, contente de partir ? Ca va, c’est cool ça !! Bonne vacances hein ! ». Euh…chef c’est quoi nos horaires sur place déjà ? 7h30-20h; à oui c’est ça….

Un jour je lancerai l’idée de « vis ma vie de chargée des partenariats : j’échange mon poste avec un autre collègue, pour une journée, pour lui montrer », et là je rigolerai bien !! MOUAAAAAAAHAHAH (je suis stressée moi ? Non…)

Bon en attendant, penser à mettre ses lunettes de soleil et ses running dans la valise… (j’ai dit que j’aimais les déplacements ???)

Typologie des demandes de partenariat

Attention, article sans méchanceté !!

Et voilà, nouvelle année et nouveau calendrier partenariat ! La période de négociation est (théoriquement) close, parce que le budget est clos Cerise a d’autres chats à fouetter maintenant.

 

Être chargée des partenariats, c’est du sport : de la gymnastique pour suivre tous les dossiers en parallèle, du sprint pour répondre à des demandes TRES TRES casse c…. urgentes, de l’endurance pour des dossiers qui traiiiiiiiinent…. et du self control pour répondre poliment aux personnes qui relancent pour la 312ème fois : « Mais nom de dieu si je ne t’ai pas répondu c’est que je peux pas bordel !!! Oui, je suis votre demande, je serai en mesure de vous donner réponse dans quelques jours (penser semaines) »
Mais à côté de cela, être chargée des partenariats permet aussi de se prendre au choix pour :

  • dieu
  • la RH
  • jury d’émission type The Voice

Et rien que ça c’est plutôt sympa !

 

En 3 saisons de « recrutement », j’ai observé plusieurs types de candidats à rejoindre notre team d’athlètes :

- les champions du monde. Enfin, les potentiels champions du monde, parce qu’ils ne le sont pas encore, mais ça ne saurait tarder, avec leur talent tellement énorme. D’ailleurs ils nous font l’honneur de nous demander des produits, pour eux c’est un minimum. Leurs CV mentionnent de multiples victoires….dans leur catégorie (restrictive), sur des courses sans doute très belles mais inconnues de nous. Et…de la plupart des pratiquants, du coup.

Étant donné qu’ils considèrent leur sponsoring comme une évidence, ils demandent une réponse très rapide ! Ben oui, c’est pas comme si j’avais d’autres dossiers non plus.

 

  • les « vrais » champions du monde (ou d’Europe…enfin un truc sympa quoi). Eux, ce sont mes préférés, car plus ils ont de palmarès, plus ils sont modestes, compréhensifs, et moins ils demandent. Et ça paie, puisque du coup je suis beaucoup plus encline à les supporter dans leur demande.
  • Les jeunes. Soutenu par papa – maman. Souvent dépourvus de modestie !
  • ceux qui me demandent « pas grand chose », ou encore appelés des casse c…. Ils sont souvent bien conscients d’être tout à fait chiants, c’est ce qui les excuse ! Mais beaucoup de pas grand chose ça fait beaucoup au final.
  • les agents. Durs en affaires, avec eux c’est souvent long. Et plus c’est long… bon plus c’est long.
  • Les lambdas. Tout à fait conscients de ne pas être des champions, mais d’après eux c’est justement pour cela qu’ils sont intéressants : ils représentent la masse, quelqu’un à qui tout le monde pourrait s’identifier. Oui… mais non. C’est pas vendeur. N’en déplaise à ma mère qui voyait déjà mon père ambassadeur idéal des cyclosportifs cinquantenaires. (Désolé maman)

 

Quand il a candidature, il y a souvent dossier de partenariat. Et parfois c’est drôle plutôt comique ! Cela va de « je raconte ma vie » à « je gère trop en infographie donc je fais une super mise en page » en passant par « je cherche du financement mais je n’ai pas de problème pour envoyer par la Poste des dossiers super quali ».
Mention spéciale aussi (et dieu sait qu’il y en a !) aux candidatures cousues de fautes d’orthographe (et là je ne pense pas à la faute d’accord du subjonctif de l’imparfait sur l’auxiliaire être, mais de la pheaute lymitte conpréansible).

 

Bref, je suis une recruteuse exigeante ! Mais, avant tout, une pratiquante qui ne pourrait sans doute pas réaliser la moité de ce que font les candidats.

Nouvelle année, l’heure des bonnes résolutions.

C’est tellement cliché de prendre de bonnes résolutions… et en même temps quand je reviens d’un voyage comme actuellement je me pose des questions profondes. Bon, pas trop longtemps quand même. Mais du coup l’heure du bilan est venue, et des projections pour 2014 également. Tiens, ça tombe bien, c’est l’heure de l’entretien professionnel annuel !

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Qu’ai-je accomplis de merveilleux durant l’année 2013 ?

> j’ai rangé, et pour l’instant, réussi à tenir rangé, mon bureau. Oui, même das le tiroir fourre-tout, c’est rangé. Non, dans le local fourre-tout attenant au bureau, c’est pas rangé (allons-y tranquillement). Et pour le reste, il y a Eurocard Mastercard la poubelle. Un petit pas pour l’Homme, un grand pas pour Cerise ! Et un bureau rangé c’est un cerveau rangé aussi !!

> j’ai assisté au plus bel événement sportif dont j’ai eu connaissance jusqu’à présent, et dire que ce n’est même pas du vélo : The North Face Ultra Trail du Mont Blanc. Et même que j’ai pleuré en voyant les gens arriver sur la ligne. Et même que je me suis prise pour une vraie journaliste à reporter le maximum d’infos sur la page Facebook de la boîte. Et même que j’ai vu ce que ça faisait d’être régulièrement arrêtée dans la rue pour des photos ou autographes ! Bon ok ça n’était pas moi que l’on voulait avoir… Et puis quand même, faire sa sortie de course à pied face au Mont Blanc… y’a pire !

> j’ai appris à dire « non » et « merde »(enfin, en langage partenariat, ça se traduit par « nous n’avons plus de budget / de possibilités de communication… ») sans scrupules pour des demandes de partenariat ou du démarchage. Il m’arrive même maintenant de ne plus prendre les appels (oui, je sais, la folle).

> j’ai mené un projet du début à la fin (l’UTMB, encore) : de la conclusion du partenariat à la course en elle-même, en passant par la planification et la réalisation de (presque) toute la com mise en place

> j’ai dépassé les 9000 fans ! Je suis une star !! Bon le Facebook de la boîte… mouarf, c’est pareil…

> j’ai réussi à augmenter la capacité de stockage de ma boîte crânienne (ou bien est-ce le fait d’avoir rangé le bureau > rangé le cerveau), de sorte que lorsqu’un animateur des ventes m’appelle et qu’il me dit : « je suis chez le revendeur X, ça en est où sa demande de sponsoring ? », ce n’est plus l’ouragan dans ma tête et je suis capable de lui répondre sans bafouiller

> j’ai validé des devis à 4 chiffres sans rien demander à personne (oui, la folle, encore !)

> j’ai quand même fait plusieurs crises de nerfs en début d’année (stresssssss)

> j’ai pris des vacances ! On aura beau dire, c’est cool.

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Alors quelles sont mes bonnes résolutions pour 2014 ?

> Maintenir le bureau rangé , ne pas faire mourir la plante

> Réussir à dire parfois « non » quand on me propose de tester des produits à base de chocolat

> Apprendre une autre langue étrangère (plutôt une résolution perso, mais valider des textes juridiques en espagnol, c’est un peu « l’agence tous risques » pour moi)

> Profiter un max ! Et ça commence bientôt avec une semaine de farniente travail aux Canaries :)

 

> Ah oui, et aussi, suivre le conseil de mon chef qui me dit de demander une augmentation… Ça devrait être faisable ça !

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PS : les photos n’ont rien à voir, c’est juste pour dire que j’ai traversé l’Atlantique :)

J’aime pô les franglais

Tout le monde connaît au moins un franglais. Peut-être même certains ont l’immense joie l’occasion d’en cotôyer régulièrement. C’est mon cas.

Entendons-nous bien : je ne parle pas des gens qui parfois ont les mots qui leur sortent en anglais plutôt qu’en français, je le conçois et ça m’arrive aussi quand mon cerveau est en mode rosbiff.

 

Non je parle de ces gens qui se la racontent utilisent volontairement des termes anglais alors qu’il sont français, que je suis française (bon, bretonne, mais c’est un autre débat), et qu’ils seraient donc bien plus assurés de se faire comprendre dans la langue maternelle commune.

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Ainsi, une des premières fois que j’ai eu à faire aux dieux de l’évémentiel sportif en France (le Tour de France, c’est eux), on m’a dit que j’allai recevoir des vouchers.

Ma réponse, forcément très assurée : « oui bien sûr, je les attend ». Vouchères, vouchères… Après vérification, il s’agit d’un bon d’échange. Bon. Merci Google.

 

Encore l’autre jour, on me parlait d’incentive (le genre de mot qui veut tout et rien dire), de samples (ben des échantillons quoi ?)

 

A noter que le vocabulaire s’accompagne souvent… voire toujours, d’une sacrée tchache, d’une manière de parler qui dit « t’inquiète ma petite, on va faire affaire, je fais gagner plein de pépettes, notre deal va être du gagnant – gagnant ». (Mais… qui perd/paye alors ?? Pour cela, se référer aux tarifs d’inscription de certaines épreuves)

 

En général ces discours sont tenus par des parisiens jeunes cadres dynamiques. Et friendly. Surtout quand la « partie financière du contrat de partenariat » ( = le montant de notre joli chèque), est fixée.

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Mais il y a pire.

Il y a la collègue, qui a passé quelques années à l’étranger, mais qui est rentrée depuis pas mal de temps maintenant, mais que son cerveau est resté coincé quelquepart au dessus de la Manche, et que du coup elle speak like she was still in UK.

Avec la tchache, les intonations, et les excuses « mince, c’est comment en français déjà ? » ……. sauf que la prof d’anglais (qui ELLE est anglaise pure beurre) ne pige rien à ce qu’elle déballe. :D.

Conf call, meeting, one to one (apparement différent de meeting), brief… tellement de mots merveilleux qui ont récemment enrichi notre vocabulaire ! (Pas de bol pour elle, quand on lui parle VMA, cycle foncier, sucres lents ou boisson isotonique… elle est moins loquace. Bon, c’est pas comme si on travaillait dans la nutrition sportive non plus…)

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Alors comment agir ? Comment lutter contre cette invasion ?

  • faire comme si de rien, et vérifier sur la bible (google) les mots non compris. (A faire seule, après coup, pour l’ego c’est mieux)
  • Céder, et se la péter en retour, puisque de toute façon je bosse dans le marketing, plus précisément le sponsoring, que ma boîte grossit grossit à l’export, que de toute manière notre marque a une consonnance anglaise. Et qu’un jour, c’est sur, Plescop sera le centre du monde (en opposition au ROW, rest of world)
  • ou alors, agir en bon breton français et ramener les choses à leur triste réalité : une newsletter B2C c’est un mail client, un site responsive c’est un site qui s’adapte, une mailing list une liste d’adresses. Bien sûr il faut mettre les formes et l’intonation : « Salut Cyndie, peut-on caler asap une conf call pour évoquer la proposition de sponsoring ? »  « Ben oui… téléphones-moi quand tu veux. »

 

(copyright photos : moi-même, parce que moi aussi London je connais)

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