Retour sur déplacement : le shooting photo

Une fois passé le dur moment de la préparation du départ en déplacement, il est venu le temps des rires et des champs de s’envoler vers un lieu souvent plutôt sympa. Pour nous cette fois c’était Gran Canaries, aux… Canaries.

Partir en shooting photo c’est un peu comme partir en vacances : on quitte Nantes sous la pluie, on débarque à Las Palmas et la première chose que je remarque ce sont les palmiers… mais guère plus car il fait nuit. Néanmoins le taux d’humidité à diminué. (Mais pourquoi je n’ai pas pris le vélo ??)

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Dès le lendemain ça commence fort avec le lever de soleil face à la fenêtre baie vitrée + terrasse de la chambre d’hôtel. Et c’est parti pour une semaine de folie à :

  • parcourir l’île en voiture, et croiser toutes les 30 secondes un cycliste…Grrrrr….
  • se dire « tiens c’est sympa ici, on s’arrête prendre quelques clichés » (avec un traileur dessus, c’est plus facile à justifier)
  • ohpala, il est 13h, restau !
  • Aller, on continue, il fait un temps magnifique
  • ohpala, il est 18h, temps de rentrer, on a de la route jusqu’à l’hôtel
  • Aller, un petit tour dans la piscine de l’hôtel ! Oui mais laquelle, il y en a 4… Bon ok ça c’était une problématique de mon chef, pour ma part c’était plus : top chrono, on télécharge les photos, on planifie de l’actu Facebook, on vérifie les mails du bureau…..ah mince, déjà l’heure de manger, j’ai pas finiiiiiiiiiii !!!
  • A table ! Oui mais ça prend du temps, quand il s’agit d’un buffet à volonté …..
  • 23h, ce pourquoi je suis ici : mon éminent rôle de « community manager », est accompli pour la journée, au lit !

Et voilà, au final ce qu’on retient de cette semaine c’est qu’on aurait dû emporter la crème solaire…

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Ce séjour m’a aussi permis de vivre une semaine entourée de 2 publics trèèèès différents, l’ultra traileur et l’ultra golfeur, l’hôtel étant en réalité une sorte de Jurassik Park pour les fans du 18 trous.

Caractéristiques du golfeur :

  • aime la bouffe, et ça se voit à l’extérieur. 1 buffet, trois assiettes par personne
  • aime la mode, et en particulier le rose (homme/femme même combat), et le motif losange, voire même le motif losange rose
  • aime le plastique, surtout injecté dans le visage
  • aime les arroseurs automatiques (il faut bien entretenir la belle pelouse, sous ces températures ça ne se fait pas tout seul)
  • aime partir à l’aventure ! Enfin à l’aéroport, le point le plus éloigné de l’hôtel. La voie express y menant est tellement merveilleuse… Sinon on peut aussi rester en sécurité dans le Jurrasik Park avec le gentil vigile à l’entrée.

 

Caractéristiques du traileur :

  • aime la bouffe, mais…. ça ne se voit PAS à l’extérieur. Forcément, puisqu’il connait les informations nutritionnelles de quasiment tous les aliments qu’il ingère. Donc forcément, quand au dessert toi tu prend un gâteau, lui il prend un fruit.
  • aime la mode, enfin surtout la marque qui le sponsorise, et tant pis si c’est rose. Et la couture, il aime aussi, ainsi il adapte, ajuste, allège en permanence.
  • aime pas le plastique. Lui il aime les plantes, la faune, la topographie, la vue. Aller dans des endroits inexplorés. D’ailleurs tu vois le parcours de la course il passe par là, et par ici et monte sur la pointe là…et … et (pas grave si on décroche à un moment, il va nous le redire au moins tous les jours)
  • aime parler de ses aventures. Très intéressantes. Mais très nombreuses. Qui monopolise un peu la conversation. Enfin beaucoup en fait.
  • aime courir, grimper, sauter… libérer le chamois qui sommeille « euh chef, c’est comment niveau assurance si on ne ramène pas tous les athlètes en un seul morçeau ? »
  • aime les autres ultra traileurs, partager les cultures et les langues du monde entier. Voilà comment se mélanger les neurones et parler anglais entre français.

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Bref, une semaine géniale ou le seul point noir aura donc été de ne pas pouvoir tenter l’ascension des quelques cols sur 2 roues !

 

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La malédiction du départ en déplacement

 J’apprécie mes collègues, vraiment. J’apprécie également les déplacements, vraiment beaucoup.
Une période que je n’apprécie mais alors, vraiment, vraiment pas du tout, ce sont ces jours juste avant le départ.

Ces jours où, prévoyante que je suis, j’ai déjà tout calé sur ce fameux déplacement, mais qu’il me reste les (heureusement) dossiers plus mineurs qu’il serait bien de traiter avant de partir.

Ces jours où les dossiers qui on traiiiiiiiiné jusqu’à présent se débloquent et qu’il faut clotûrer dans la minute…

Ces jours où les personnes dont on a pas eu de nouvelles depuis des lustres refont surface…

Et enfin, sutout, ces jours où, bizarrement, chaque collègue a son petit quelquechose à me demander. Oh, presque rien, et puis comme ils disent, ils sont « désolés, ma pauvre, tu as sans doute plus urgent à traiter juste avant de partir » ……………………………………………………………………………………………………………………………..
Euh, comment répondre poliment ??? OUI BIEN SUR J’AI 1000 FOIS PLUS URGENT, ALORS POURQUOI TU VIENS ME DEMANDER CA AUJOURD’HUI ???
« Nan, t’inquiète, ça va… »

Ces jours aussi où l’on te dit : « Mais si, rappelle toi, c’était en août l’année dernière, cette demande de partenariat »… bah oui bien sûr ! Rappel, nous sommes fin février…
Et puis surtout, pourquoi grouper ses demandes ? On a 5 infos à prendre, on demande 5 fois, c’est tellement convivial l’échange entre collègues… Je te fouterai de la disponibilité moi

Et le summum du frisotage de moustache, du grand écart entre je l’insulte dans ma tête / je lui souris : « alors, contente de partir ? Ca va, c’est cool ça !! Bonne vacances hein ! ». Euh…chef c’est quoi nos horaires sur place déjà ? 7h30-20h; à oui c’est ça….

Un jour je lancerai l’idée de « vis ma vie de chargée des partenariats : j’échange mon poste avec un autre collègue, pour une journée, pour lui montrer », et là je rigolerai bien !! MOUAAAAAAAHAHAH (je suis stressée moi ? Non…)

Bon en attendant, penser à mettre ses lunettes de soleil et ses running dans la valise… (j’ai dit que j’aimais les déplacements ???)

Typologie des demandes de partenariat

Attention, article sans méchanceté !!

Et voilà, nouvelle année et nouveau calendrier partenariat ! La période de négociation est (théoriquement) close, parce que le budget est clos Cerise a d’autres chats à fouetter maintenant.

 

Être chargée des partenariats, c’est du sport : de la gymnastique pour suivre tous les dossiers en parallèle, du sprint pour répondre à des demandes TRES TRES casse c…. urgentes, de l’endurance pour des dossiers qui traiiiiiiiinent…. et du self control pour répondre poliment aux personnes qui relancent pour la 312ème fois : « Mais nom de dieu si je ne t’ai pas répondu c’est que je peux pas bordel !!! Oui, je suis votre demande, je serai en mesure de vous donner réponse dans quelques jours (penser semaines) »
Mais à côté de cela, être chargée des partenariats permet aussi de se prendre au choix pour :

  • dieu
  • la RH
  • jury d’émission type The Voice

Et rien que ça c’est plutôt sympa !

 

En 3 saisons de « recrutement », j’ai observé plusieurs types de candidats à rejoindre notre team d’athlètes :

- les champions du monde. Enfin, les potentiels champions du monde, parce qu’ils ne le sont pas encore, mais ça ne saurait tarder, avec leur talent tellement énorme. D’ailleurs ils nous font l’honneur de nous demander des produits, pour eux c’est un minimum. Leurs CV mentionnent de multiples victoires….dans leur catégorie (restrictive), sur des courses sans doute très belles mais inconnues de nous. Et…de la plupart des pratiquants, du coup.

Étant donné qu’ils considèrent leur sponsoring comme une évidence, ils demandent une réponse très rapide ! Ben oui, c’est pas comme si j’avais d’autres dossiers non plus.

 

  • les « vrais » champions du monde (ou d’Europe…enfin un truc sympa quoi). Eux, ce sont mes préférés, car plus ils ont de palmarès, plus ils sont modestes, compréhensifs, et moins ils demandent. Et ça paie, puisque du coup je suis beaucoup plus encline à les supporter dans leur demande.
  • Les jeunes. Soutenu par papa – maman. Souvent dépourvus de modestie !
  • ceux qui me demandent « pas grand chose », ou encore appelés des casse c…. Ils sont souvent bien conscients d’être tout à fait chiants, c’est ce qui les excuse ! Mais beaucoup de pas grand chose ça fait beaucoup au final.
  • les agents. Durs en affaires, avec eux c’est souvent long. Et plus c’est long… bon plus c’est long.
  • Les lambdas. Tout à fait conscients de ne pas être des champions, mais d’après eux c’est justement pour cela qu’ils sont intéressants : ils représentent la masse, quelqu’un à qui tout le monde pourrait s’identifier. Oui… mais non. C’est pas vendeur. N’en déplaise à ma mère qui voyait déjà mon père ambassadeur idéal des cyclosportifs cinquantenaires. (Désolé maman)

 

Quand il a candidature, il y a souvent dossier de partenariat. Et parfois c’est drôle plutôt comique ! Cela va de « je raconte ma vie » à « je gère trop en infographie donc je fais une super mise en page » en passant par « je cherche du financement mais je n’ai pas de problème pour envoyer par la Poste des dossiers super quali ».
Mention spéciale aussi (et dieu sait qu’il y en a !) aux candidatures cousues de fautes d’orthographe (et là je ne pense pas à la faute d’accord du subjonctif de l’imparfait sur l’auxiliaire être, mais de la pheaute lymitte conpréansible).

 

Bref, je suis une recruteuse exigeante ! Mais, avant tout, une pratiquante qui ne pourrait sans doute pas réaliser la moité de ce que font les candidats.

Nouvelle année, l’heure des bonnes résolutions.

C’est tellement cliché de prendre de bonnes résolutions… et en même temps quand je reviens d’un voyage comme actuellement je me pose des questions profondes. Bon, pas trop longtemps quand même. Mais du coup l’heure du bilan est venue, et des projections pour 2014 également. Tiens, ça tombe bien, c’est l’heure de l’entretien professionnel annuel !

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Qu’ai-je accomplis de merveilleux durant l’année 2013 ?

> j’ai rangé, et pour l’instant, réussi à tenir rangé, mon bureau. Oui, même das le tiroir fourre-tout, c’est rangé. Non, dans le local fourre-tout attenant au bureau, c’est pas rangé (allons-y tranquillement). Et pour le reste, il y a Eurocard Mastercard la poubelle. Un petit pas pour l’Homme, un grand pas pour Cerise ! Et un bureau rangé c’est un cerveau rangé aussi !!

> j’ai assisté au plus bel événement sportif dont j’ai eu connaissance jusqu’à présent, et dire que ce n’est même pas du vélo : The North Face Ultra Trail du Mont Blanc. Et même que j’ai pleuré en voyant les gens arriver sur la ligne. Et même que je me suis prise pour une vraie journaliste à reporter le maximum d’infos sur la page Facebook de la boîte. Et même que j’ai vu ce que ça faisait d’être régulièrement arrêtée dans la rue pour des photos ou autographes ! Bon ok ça n’était pas moi que l’on voulait avoir… Et puis quand même, faire sa sortie de course à pied face au Mont Blanc… y’a pire !

> j’ai appris à dire « non » et « merde »(enfin, en langage partenariat, ça se traduit par « nous n’avons plus de budget / de possibilités de communication… ») sans scrupules pour des demandes de partenariat ou du démarchage. Il m’arrive même maintenant de ne plus prendre les appels (oui, je sais, la folle).

> j’ai mené un projet du début à la fin (l’UTMB, encore) : de la conclusion du partenariat à la course en elle-même, en passant par la planification et la réalisation de (presque) toute la com mise en place

> j’ai dépassé les 9000 fans ! Je suis une star !! Bon le Facebook de la boîte… mouarf, c’est pareil…

> j’ai réussi à augmenter la capacité de stockage de ma boîte crânienne (ou bien est-ce le fait d’avoir rangé le bureau > rangé le cerveau), de sorte que lorsqu’un animateur des ventes m’appelle et qu’il me dit : « je suis chez le revendeur X, ça en est où sa demande de sponsoring ? », ce n’est plus l’ouragan dans ma tête et je suis capable de lui répondre sans bafouiller

> j’ai validé des devis à 4 chiffres sans rien demander à personne (oui, la folle, encore !)

> j’ai quand même fait plusieurs crises de nerfs en début d’année (stresssssss)

> j’ai pris des vacances ! On aura beau dire, c’est cool.

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Alors quelles sont mes bonnes résolutions pour 2014 ?

> Maintenir le bureau rangé , ne pas faire mourir la plante

> Réussir à dire parfois « non » quand on me propose de tester des produits à base de chocolat

> Apprendre une autre langue étrangère (plutôt une résolution perso, mais valider des textes juridiques en espagnol, c’est un peu « l’agence tous risques » pour moi)

> Profiter un max ! Et ça commence bientôt avec une semaine de farniente travail aux Canaries :)

 

> Ah oui, et aussi, suivre le conseil de mon chef qui me dit de demander une augmentation… Ça devrait être faisable ça !

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PS : les photos n’ont rien à voir, c’est juste pour dire que j’ai traversé l’Atlantique :)

J’aime pô les franglais

Tout le monde connaît au moins un franglais. Peut-être même certains ont l’immense joie l’occasion d’en cotôyer régulièrement. C’est mon cas.

Entendons-nous bien : je ne parle pas des gens qui parfois ont les mots qui leur sortent en anglais plutôt qu’en français, je le conçois et ça m’arrive aussi quand mon cerveau est en mode rosbiff.

 

Non je parle de ces gens qui se la racontent utilisent volontairement des termes anglais alors qu’il sont français, que je suis française (bon, bretonne, mais c’est un autre débat), et qu’ils seraient donc bien plus assurés de se faire comprendre dans la langue maternelle commune.

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Ainsi, une des premières fois que j’ai eu à faire aux dieux de l’évémentiel sportif en France (le Tour de France, c’est eux), on m’a dit que j’allai recevoir des vouchers.

Ma réponse, forcément très assurée : « oui bien sûr, je les attend ». Vouchères, vouchères… Après vérification, il s’agit d’un bon d’échange. Bon. Merci Google.

 

Encore l’autre jour, on me parlait d’incentive (le genre de mot qui veut tout et rien dire), de samples (ben des échantillons quoi ?)

 

A noter que le vocabulaire s’accompagne souvent… voire toujours, d’une sacrée tchache, d’une manière de parler qui dit « t’inquiète ma petite, on va faire affaire, je fais gagner plein de pépettes, notre deal va être du gagnant – gagnant ». (Mais… qui perd/paye alors ?? Pour cela, se référer aux tarifs d’inscription de certaines épreuves)

 

En général ces discours sont tenus par des parisiens jeunes cadres dynamiques. Et friendly. Surtout quand la « partie financière du contrat de partenariat » ( = le montant de notre joli chèque), est fixée.

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Mais il y a pire.

Il y a la collègue, qui a passé quelques années à l’étranger, mais qui est rentrée depuis pas mal de temps maintenant, mais que son cerveau est resté coincé quelquepart au dessus de la Manche, et que du coup elle speak like she was still in UK.

Avec la tchache, les intonations, et les excuses « mince, c’est comment en français déjà ? » ……. sauf que la prof d’anglais (qui ELLE est anglaise pure beurre) ne pige rien à ce qu’elle déballe. :D.

Conf call, meeting, one to one (apparement différent de meeting), brief… tellement de mots merveilleux qui ont récemment enrichi notre vocabulaire ! (Pas de bol pour elle, quand on lui parle VMA, cycle foncier, sucres lents ou boisson isotonique… elle est moins loquace. Bon, c’est pas comme si on travaillait dans la nutrition sportive non plus…)

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Alors comment agir ? Comment lutter contre cette invasion ?

  • faire comme si de rien, et vérifier sur la bible (google) les mots non compris. (A faire seule, après coup, pour l’ego c’est mieux)
  • Céder, et se la péter en retour, puisque de toute façon je bosse dans le marketing, plus précisément le sponsoring, que ma boîte grossit grossit à l’export, que de toute manière notre marque a une consonnance anglaise. Et qu’un jour, c’est sur, Plescop sera le centre du monde (en opposition au ROW, rest of world)
  • ou alors, agir en bon breton français et ramener les choses à leur triste réalité : une newsletter B2C c’est un mail client, un site responsive c’est un site qui s’adapte, une mailing list une liste d’adresses. Bien sûr il faut mettre les formes et l’intonation : « Salut Cyndie, peut-on caler asap une conf call pour évoquer la proposition de sponsoring ? »  « Ben oui… téléphones-moi quand tu veux. »

 

(copyright photos : moi-même, parce que moi aussi London je connais)

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Bref, je suis community manager

Commu… quoi ? Bon, en français ça en jette moins : animateur de communautés / de réseaux sociaux… pour mes parents je dirai que je travaille sur internet (d’où sans doute leur déception quand je ne sais pas pourquoi, à distance, « internet ça marche plus à la maison »).

 

Community manager, donc, c’est un métier à la mode, et tellement nouveau que malgré mes 3 ans d’expérience, je n’ai pas appris à m’en servir à l’école (coup de vieux quand on voit que les formations en communication proposent maintenant des enseignements dans ce secteur).

Tellement nouveau que même mes collègues (encore heureux, pas ceux de la com), pensent parfois que « c’est quand même sympa, ton travail : Etre sur Facebook toute la journée, c’est pas vraiment du boulot »

Sauf que…..

 

Sauf que moi, une reconversion en éleveuse de brebis dans le Larzac, je prend ça comme une potentielle reconversion sérieuse.

Que partir plusieurs fois par an 1 semaine en vacances, coupée du monde (sans téléphone, internet, douche, maison….bref un vélo, un matelas et un van, et c’est parti), j’en ai BESOIN.

 

Pour stopper ce flux continuel d’info, cette course à tout savoir, à poster le plus rapidement possible, cette nécessité de répondre aux messages en urgence (c’est fou le nombre de gens qui doivent se connecter sur Facebook au travail, vu leur rapidité d’interaction !!!).

Les réseaux ne dorment jamais, du coup un community manager à horaires fixes, c’est juste pas possible, malgré la possibilité de programmer les publications (celui qui a pensé à ce module est un génie). (Ceci me faisant penser que ça sera silence radio ce week-end sur la page… oups…) L’avantage, c’est que outre les tâches de community manager, cette énorme veille me sert également en tant que chargée des partenariats (oui, le couteau suisse, toujours).

 

Bref, je suis à deux poils de c.. doigts d’atteindre les 9000 fans !! C’est bon pour l’ego ! Cela m’amène à me pencher sur la typologie des fans, en tout cas des nôtres (oui, je partage mon succès)

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Le fan TRES FAN : Il aime. Moi, la boite, les produits, je ne sais pas, mais il aime, donc IL CLIQUE (sur « j’aime »). Très vite. Pour tout. C’est un véritable supporter. Quand on lui pose une question, il répond, ponctue (!!!!!!) Quand on ne lui en pose pas, il s’exprime quand même, ponctue (!!!!!!!).

Le fan moyennement fan : Pas sûr qu’il aime les publications, dans tous les cas il les commente…pas forcément de la manière que l’on souhaiterai !

Le fan perché : Il commente les publications, mais complètement hors sujet. Il a une question à poser, il le fait, là de suite, dans l’instant. Du coup ça nous fait l’effet d’un cheveux sur la soupe, on a envie de le prendre délicatement et de s’en débarrasser proprement.

Le fan assistant : Il partage toutes les publications, il fait la pub de la marque sur sa page…bref, il mériterai (presque) un salaire.

Le fan sportif qui veut le faire savoir : Mon dieu qu’ils sont nombreux ! Il suffit de poser une question en rapport avec l’entrainement, par exemple : « Avez-vous passé un bon week-end de sport ? », et voilà toute une tripotée de personnes qui nous racontent leurs entraînements/courses. Mais finalement, ceux ont eux les plus « normaux » .

L’espion : Et j’appartiens à cette catégorie. Ce sont des personnes qui gèrent des pages concurrentes ou de marques du secteur, qui suivent la nôtre et vont à la pêche aux infos / idées. Parfois (c’est rare en ce qui me concerne, nous ne sommes pas une page d’actualités sportives), il est jouissif de publier THE NEWS en premier ! Il est moins jouissif de voir que ses idées sont reprises par d’autres…enfin, c’est ce que veux me faire croire mon égo…

 

J’ajoute une mention spéciale à ces gens qui m’énervent qui nous contactent via message privé, pour diverses raisons. Cela va de la personne qui a passé une commande qui veut savoir quand elle va arriver (pfffffffff…..), à celle qui dépose une demande de partenariat (dans ce cas je me dédouble et lui demande d’envoyer un mail à notre service partenariat, parce que oui monsieur, LA PROCEDURE c’est LA PROCEDURE ), ou encore à l’organisateur de course qui fait sa pub (celui-ci a le droit à mon indifférence la plus totale).

 

Pour finir, un gros big up aux concurrents qui prennent plusieurs miliers de fans en quelques jours (visiblement les produits font un tabac à Bangkok) et un gros soutien à ceux qui se démènent pour poster tous les jours et qui récoltent 2 « j’aime » les jours d’affluence !

Bref, je suis assistante de communication, chargée des partenariats

Quand j’ai intégré mon poste, mes parents se sont demandé un certain temps ce que « assistante de communication, chargée des partenariats » voulait dire. 2 ans et demi après…ils ont surtout compris que je travaille dans l’univers du vélo (parce que ça les passionne).

A leur décharge, je n’ai pas un poste, mais plusieurs !

Je pourrai dire que ma journée débute comme tout le monde, à l’arrivée dans les bureaux. Et ben pas tout à fait. En réalité je commence à « travailler » dès le petit déj, avec la revue des blogs/sites/réseaux sociaux du secteur (voilà pourquoi je mange leeeentement).

9h 8h50 : arrivée fraiche et dispose (si, si) j’ouvre le bureau de la com, et c’est parti pour une journée, qui peut parfois s’apparenter à un marathon (normal, on bosse dans le sport). Mais un marathon à allure sprint sur certaines périodes.

Lecture des mails, envoi des bons de commande partenariats, programmation des post sur la page Facebook des infos intéressantes vues le matin. Traitement des dossiers urgents, appel de M. Jeveuducash qui O MON DIEU est l’organisateur de la plus belle épreuve AU MONDE, que la boîte doit absolument sponsoriser sinon elle risque la faillite mais qui est dans moins de 10 jours donc il y a urgence à joindre la responsable du service partenariats (j’adôôôre quand les gens m’appellent comme cela).

J’ai à peine raccroché avec M. Jeveuducash que les collègues commencent à pointer le bout de leur nez : Cyndie, as-tu pu voir….. Cyndie, tu as eu la réponse de ……..

11h 14 : A nouveau le téléphone sonne, c’est le collègue de la logistique qui prépare la logistique (oui nous sommes organisés) du salon du week-end prochain. Et là, je sais que la journée est mal partie. Car il va m’appeller pour 1 détail. Mais 10 fois 1 détail (pas les mêmes bien sûr, et pour lesquels je n’aurai pas 50% des réponses).

12h, pause déjeuner…. à nouveau tour du web tout en mangeant (dès fois qu’il se soit passé un événement internationalement révolutionnaire durant les 3h précédentes)

13h30, c’est reparti. Traitement des demandes de partenariat (c’est parfois comique, ça vaudrait un article…à venir prochainement), encore des appels, M. Lagendestar voudrait savoir si j’ai bien reçu ses 5 mails de relance suite à sa proposition de prendre sous contrat THE athlète qui pratique THE discipline pratiquée par….heu… en tout cas il y a du potentiel dans sa demande.

15h : Coup de fil de la direction : « Oui… heu……..(panique dans ma tête)…….je me renseigne, je vous redis cela…. » bref, on cherche l’info demandée qui est un détail, mais bon on cherche quand même. C’est souvent dans les situations où on a besoin d’avoir rapidement des éléments de réponse qu’il y a un autre appel / collègue qui vient demander quelquechose…

Une fois qu’on a satisfait tout le monde il faut repartir sur le dossier (plutôt les dossiers) en cours.

D’où ma consommation excessive de post it.

16h15 : un flash : « oh put…mer… !! » (ça reste intérieur). J’ai longtemps pensé que je n’avais pas une bonne mémoire, mais maintenant je relativise en me disant que peu importe la taille d’une boîte, si on met trop de choses à l’intérieur, ça déborde. Toujours est-il que j’oublie facilement des trucs. Genre des trucs, c’est le bon dieu qui me fait y penser, sinon j’aurai été légèrement dans la mouise. Genre, une résa de stand/d’hôtel pas faite, un envoi de produits pas programmé, une newsletter pas préparée. Bien sûr, je ne dis rien, rattrape le coup grâce à la réactivité de mes interlocuteurs et à ma bonne étoile comme une professionnelle que je suis.

Le problème d’être un couteau suisse comme moi, c’est que forcément je suis au courant de la plupart des infos qui passent dans la boîte, donc je fais souvent office de bureau des renseignements. Et pour ne rien arranger, étant donné que je pratique les sports dans lesquels nous vendons, je suis aussi « consultante experte ». Genre, le DG me demande mon avis (et prend acte) sur pas mal de questionnements relatifs à la discipline. Et ça j’aime. Mais j’ai aussi le droit à la collègue qui me pose une question toute les 30 secondes sur la pertinence de communiquer sur tel produit à telle période. Et ça j’aime moins.

La spécialité de la journée de mer… pénible, c’est aussi l’organisateur qui n’a pas encore reçu ses produits, il appele « juste pour savoir » quand ça sera livré. Moi ça me prend facile 45min-1h de rechercher l’info. « Juste pour savoir ».

17h25 : appel. Une journée de mer… chargée se termine toujours par un coup de fil à 5min de la fin. C’est obligé. Celui-là, quel qu’il soit, se fait insulter dans ma tête avant que je prenne l’appel.

17h33 : fini ! Enfin presque… la soirée se passe souvent à trainer sur le web sportif….et les lectures du week-end sont aussi de la même veine… et les réseaux sociaux ne dorment jamais…

Bref, je suis assistante de communication, chargée des partenariats, et mon boulot, c’est ma passion !!!!!